T'es Beau. T'es beau, parce que t'es courageux, de regarder dans le fond des yeux, celui qui te défis d'être heureux. T'es Beau. T'es Beau comme un cri silencieux, voyant comme un métal précieux qui se bat pour guérir de ses bleus. C'est comme une renguaine, quelques notes à peine, qui forcent mon coeur, qui forcent ma joie, quand je pense à Toi. A présent, j'ai beau me dire qu'au fond c'est mieux, même si c'est encore douloureux, je n'ai pas de recoins silencieux. C'est Beau. C'est Beau parce que c'est orageux, avec ce temps, je connais peu, les maux qui trainnent au coin de mes yeux. C'est comme une renguaine, quelques notes en peine, qui forcent mon coeur, qui forcent ma joie quand je pense à Toi. Toi qui sort de scène, sans arme et sans haine. J'ai peur d'oublier, j'ai peur d'accepter, j'ai peur des vivants, à présent. C'est comme une renguaine, quelques notes en peine, qui forcent mon coeur, qui forcent ma joie quand je pense à Toi. Toi qui sort de scène, sans arme et sans haine. J'ai peur d'oublier, j'ai peur d'accepter, j'ai peur des vivants, à présent. T'es Beau, T'es Beau.
Notre prochain rendez-vous : AVRIL.
Belle soirée, peu être un peu trop. Je sors, les membres engourdis de joie, je crois que c'est ça. J'ai froid aussi. Je voudrai que maman ne soit pas là: c'est égoiste, je sais, mais ce soir, je ne veux pas partagé. Rien. Oui, rien que moi, mes émotions, le ciel noir et lui. Elle est là, tant pis, je fais avec et ne la regarde presque pas. Elle me dit qu'elle veut rentré, vite. Moi pas. Elle rentre puisqu'elle le veut et moi je reste là à attendre je ne sais trop quoi. Rue, visages, voix, cris, odeurs, pas : tout me hante. Il m'a vu et frôlé, oui c'est sur. à quoi ça sert de toute façon ? Je suis sorti de sa tête depuis déjà longtemps, très longtemps. Je suis d'une nature plutôt tétue, obstinée, bornée même. Je n'en démors pas, jamais. j'avance, vers où ? J'en sais rien, je sais rien. D'un coup, mouvement de foule, elle s'amasse et disparait dans un resto au pied de la tour. "Le Mistral", voilà comment s'appelle ce resto. A dire vrai le nom, je m'en fous un peu. Je m'approche et je ne fais pas la fière. la porte se ferme sous mes yeux. L'affiche blanche collée dessus me glace les os tout comme cette inscription : " RESERVE" Mais réservé à qui ? réservé pour qui ? réservé pour quoi ? Serait-il là, dans ce batiment que je déteste à présent ? Les questions se bousculent et ne trouve pas de réponses, aucune et cest atroce. Il est là. Je sens ces choses là. Je dois rentrer dans ce resto, à n'importe quel prix. Mais non ! Je deviens dingue. Je suis entrain de tombée (follement) amoureuse d'un inconnu, tant pis, trop tard, c'est fait. J'y suis, j'y reste. Je rentrerai là. Je suis debout, j'ai mal mais j'aime. Alors j'attends. Une fois la foule dissipée, je le vois, le patron du resto. Il enlève la pancarte sur la porte. Peut-être que je vais pouvoir m'asseoir à l'intérieur. Encore une fois, ce flot d'interrogations bêtes m'agace. Je pousse la lourde porte vitrée, bien timidement. Leurs regards aussi semblent lourds. Tous, sauf le sien plus doux que ceux des voisins. Je m'asseois sur ces tabourets de bar que j'ai toujours aimé. Je commande un café sérré, il n'arrive pas et cela m'énerve. L'angoisse d'être là sûrement. Mon café est brûlant, il est toujours brûlant. J'attends qu'il refroidisse. J'ai l'impression de n'avoir fais que ça aujourd'hui : attendre. ça doit se résumer à ça la vie, non ? Il me regarde, je crois vraiment tombé. Non ça va encore. Je n'ai jamais bu un café aussi lentement. Je sors, je vais fumer. J'ai trop chaud, maintenant. Soudain, une voix suave me transperse, me perfore. Puis-je me joindre à vous?" me dit-il doucement."Oui", je lui réponds juste "Oui" d'un air gauche et absurde. Il me dis qu'il ne veut pas rester ici, dedans, il étouffe, il veut marcher. Je lui fais visiter ma ville, "la porte Océane" à ma façon, comme moi je l'aime. Il ne rejoindra pas le reste de l'équipe de la nuit. Nous arrivons rue Delayant, la rue du lycée. Les souvenirs, bons ou mauvais me sautent à la gorge. Souvenirs oblige, on se confie, on s'oublie aussi. Il me dit qu'il n'ai pas aussi brillant que moi. Il manque de confiance et j'aime bien ça. C'est étrange mais il ne semble pas étonné par ce que je lui raconte alors que le soleil se lève, désormais. "Je vous connais" me dit-il. "Je vous connais et j'ai envie de vous embrasser". Nous sommes à l'angle de la rue Arcère, debout face à face. Il m'embrasse furtivement, si vite que ses lèvres parfaites glissent. Son odeur est ancrée en moi. Il s'en va.
Et je t'aime au delà de Tout.